Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Henderson v. Superintendent of Financial Services

Type/type:Mortgage Brokers/Courtiers en hypothèque

Decision Date/Date de la décision:2008-09-26

Tribunal/tribunal:FST/TSF

 



Français

Ian Douglas Knoll Henderson v. Superintendent of Financial Services

FST Decision No.: M0319-2008-1

Date of Decision: September 26, 2009

Panel Members: Colin McNairn, John Solursh, Anne Corbett

Parties to hearing: Ian Douglas Henderson
The Superintendent of Financial Services

Subject: Refusal of Application for Mortgage Agent Licence

Summary:

The Superintendent issued a Notice of Proposal to Refuse the application of Ian Douglas Knoll Henderson (Henderson), for a mortgage agent licence under the Mortgage Brokerages, Lenders and Administrators Act, 2006 (“Act”).

The Decision:

The Tribunal directed the Superintendent to carry out his proposal to refuse the application for a mortgage agent licence.

On May 1, 2008, Henderson applied for a mortgage agent licence under the Act. The Superintendent’s proposed refusal of the licence relied on two grounds. The first was Henderson’s past conduct. The second ground was his failure to disclose some of the disciplinary proceedings and certain complaints about his past conduct made to the Law Society of Upper Canada (LSUC). Specifically, Henderson’s licence to practice law was revoked by the LSUC in 2007 for professional misconduct relating to 15 real estate transactions involving 6 properties. Henderson was also the subject of a disciplinary proceeding before the LSUC in 1995 which resulted in a two month suspension from practice. Finally, in 1991 the applicant was reprimanded by the LSUC for practicing law while suspended for non-payment of dues.

The Tribunal noted the findings of the LSUC decision in 2007, and provided details of the findings in its decision. In the 2007 proceeding, the LSUC panel found four particulars of professional misconduct on the part of the applicant. In respect of each particular, the panel was satisfied that the specific Rules of Professional Conduct had been breached in the following areas:

a) Assisting dishonest or fraudulent conduct
b) Failing to be honest and candid when advising a client
c) Acting despite conflicting interest without disclosure, consent or independent legal advice
d) Failing to serve the client to the standard of a competent lawyer

In its analysis, the Tribunal stated that it need not show any deference to the Superintendent’s opinion as reflected in his proposal to refuse the applicant’s licence application. Rather it must look at the matter afresh, as one of first impression, and come to its own conclusion, based on the evidence before it, as to the applicant’s suitability.

The Tribunal also concluded that it must be mindful that the Act is designed to protect the public interest and enhance public confidence in the industry. It must balance this consideration against the serious consequences of denying a licence and therefore, the same quality of evidence should be required as in the context of a suspension or revocation. In this case the Tribunal held that the evidence before them satisfied the clear, convincing and cogent standard that was to be applied.

The applicant did not contest the findings made by the LSUC. However, he did argue that because a serious disciplinary sanction has been previously imposed on an applicant does not necessarily mean that there are reasonable grounds to believe that the individual could not be expected to deal or trade in mortgages in accordance with the law and integrity and honesty.

The Tribunal concluded that there were a number of considerations which should be taken into account in determining whether the past conduct of an individual affords the reasonable grounds required for the belief that the individual is not suitable. The Tribunal provided a non-exhaustive list of 9 factors. The Tribunal then went on to consider these 9 factors in light of the conduct of the applicant as disclosed by the 2007 decision of the LSUC panel.

The Tribunal concluded that there was clear, convincing and cogent evidence that the applicant’s past conduct afforded reasonable grounds to believe that he would not trade or deal in mortgages in accordance with the law and with integrity and honesty. Having come to this conclusion, the Tribunal went on to state that it was unnecessary to consider the applicant’s suspension from the practice of law in 1995, or his reprimand for practicing while suspended in 1991 for non-payment of dues. The Tribunal also concluded that it was unnecessary to deal with the issue of whether the non-disclosure by Henderson in his application for a mortgage agent’s licence was sufficient to refuse the application.

Cases referred to:

Walter Muroff and Company v. The Superintendent of Financial Services (FST Decision No. M0280-2006)

Law Society of Upper Canada v. Neinstein [2007] O.J. No. 958 (Ont. Div. Ct)

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Ian Douglas Knoll Henderson c. le surintendant des services financiers

Décision TSF n° M0319-2008-1

Date de la décision : 26 septembre 2009

Membres du comité : Colin McNairn, John Solursh, Anne Corbett

Parties à l'audience : Ian Douglas Henderson
Le surintendant des services financiers

Sujet : Rejet d'une demande de permis d'agent en hypothèques

Résumé

Le surintendant a émis un avis d'intention de rejeter la demande d'Ian Douglas Knoll Henderson (M. Henderson), visant l'obtention d'un permis d'agent en hypothèques en vertu de la Loi de 2006 sur les maisons de courtage d’hypothèques, les prêteurs hypothécaires et les administrateurs d’hypothèques (la « Loi »).

La décision

Le tribunal a enjoint au surintendant de donner suite à son intention de rejeter la demande de permis d'agent en hypothèques.

Le 1er mai 2008, M. Henderson a présenté une demande de permis d'agent en hypothèques en vertu de la Loi. L'intention du surintendant de refuser le permis se fondait sur deux motifs. Le premier était la conduite passée de M. Henderson. Le second était son omission de divulguer certaines des instances disciplinaires et des plaintes introduites devant le Barreau du Haut-Canada (le « Barreau »). Pour être plus précis, le permis d'exercice du droit de M. Henderson a été révoqué par le Barreau en 2007 pour cause de faute professionnelle se rapportant à 15 opérations immobilières visant 6 immeubles. M. Henderson a également fait l'objet d'une instance disciplinaire devant le Barreau en 1995 qui s'est soldée par une suspension de deux mois du permis d'exercice du droit. Finalement, en décembre 1991, le Barreau a réprimandé le requérant pour avoir exercé le droit pendant qu'il faisait l'objet d'une suspension pour défaut de paiement des cotisations.

Le tribunal a noté les conclusions de la décision qu'a rendue le Barreau en 2007 et a fourni les détails de ces conclusions dans sa décision. Dans l'instance de 2007, le comité du Barreau a conclu que le requérant avait commis quatre types de faute professionnelle. Le comité était, pour chacune des fautes, convaincu que des règles précises du code de déontologie avaient été violées dans les domaines suivants :

a) soutien d'une conduite frauduleuse ou malhonnête;
b) omission d'être honnête et franc au moment de conseiller un client;
c) intervention malgré un conflit d'intérêts sans avoir divulgué celui-ci, obtenu un consentement ou proposé un avis juridique impartial;
d) omission de servir le client selon les normes d'un avocat compétent.

Dans son analyse, le tribunal a déclaré qu'il n'a pas à faire preuve de réserve à l'endroit de l'opinion du surintendant telle qu'elle est indiquée dans son intention de rejeter la demande de permis du requérant. Il doit plutôt y jeter un regard nouveau, comme s'il s'agissait d'une première impression, et en arriver à sa propre conclusion, fondée sur les éléments de preuve dont il est saisi, relativement à l'aptitude du requérant.

Le tribunal a également conclu qu'il doit garder à l'esprit que la Loi est conçue pour protéger l'intérêt public et améliorer la confiance du public à l'égard du secteur. Il doit établir un équilibre entre cette considération et les graves conséquences du refus de délivrer un permis et, par conséquent, la même qualité de preuve devrait être exigée que pour la suspension ou la révocation d'un permis. En l'espèce, le tribunal a décidé que les éléments de preuve dont il a été saisi satisfaisaient à la norme relative à la clarté et au caractère convaincant qui devait s'appliquer.

Le requérant n'a pas contesté les conclusions du Barreau. Toutefois, il a soutenu que le fait qu'une mesure disciplinaire grave ait été antérieurement imposée à un requérant ne signifie pas nécessairement qu'il existe des motifs raisonnables de croire que cette personne ne pourrait pas faire de courtage d'hypothèques ou effectuer des opérations hypothécaires conformément à la loi et de façon intègre et honnête.

Le tribunal a conclu qu'un certain nombre de facteurs devaient être pris en compte afin de décider de la question de savoir si la conduite passée d'une personne offre des motifs raisonnables de croire que cette personne n'est pas apte à être titulaire d'un permis. Le tribunal a fourni une liste non exhaustive de 9 facteurs. Il a ensuite examiné ces 9 facteurs en fonction de la conduite du requérant telle que l'a divulguée la décision de 2007 du comité du Barreau.

Le tribunal a conclu qu'il avait une preuve claire et convaincante que la conduite passée du requérant offrait des motifs raisonnables de croire que celui-ci ne pourrait pas faire de courtage d'hypothèques et effectuer des opérations hypothécaires conformément à la loi et avec intégrité et honnêteté. Après en être arrivé à cette conclusion, le tribunal a conclu qu'il n'était pas nécessaire de tenir compte de la suspension de l'exercice du droit imposée au requérant en 1995 ou de la réprimande prononcée en 1991 pour exercice du droit pendant qu'il faisait l'objet d'une suspension pour défaut de paiement des cotisations. Le tribunal a également conclu qu'il n'était pas nécessaire d'examiner la question de savoir si la non-divulgation de ces faits par M. Henderson dans sa demande de permis d'agent en hypothèques était suffisante pour justifier le rejet de la demande.

Jurisprudence citée

Walter Muroff and Company c. le surintendant des services financiers (décision TSF n° M0280-2006)

Barreau du Haut-Canada c. Neinstein [2007] O.J. n° 958 (Cour div. Ont.)



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