Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Navistar Canada Inc. v. Superintendent of Financial Services and UNIFOR (formerly CAW-Canada) and its Locals 127 and 35

Type/type:Pensions/Régime de retraite

Decision Date/Date de la décision:2013-11-04

Tribunal/tribunal:FST/TSF



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    Navistar Canada Inc. v. Superintendent of Financial Services and UNIFOR (formerly CAW-Canada) and its Locals 127 and 35


FST File No.: P0521-2013

Date of decision: November 4, 2013

Panel members: Florence Holden (Chair), Jeffrey Richardson, Jennifer Brown

Parties to hearing: Navistar Canada Inc., Superintendent of Financial Services, UNIFOR (formerly CAW-Canada) and its Locals 127 and 35

SUBJECT: JURISDICTION

PROCEDURAL FAIRNESS

SETTLEMENT PRIVILEGE

Summary

The Superintendent of Financial Services (“Superintendent”) issued a Notice of Intended Decision (the “NOID”) on March 7, 2013, requiring Navistar Canada Inc. (“Navistar”) to partially wind up the Navistar Canada Inc. Non-Contributory Pension Plan (the “Plan”) effective July 28, 2011. The NOID also required Navistar to include certain members in the partial wind up who ceased to be employed prior to July 28, 2011 but after June 30, 2009, as well as members who retired or voluntarily severed their employment during that time. Finally, the NOID required Navistar to include certain benefits in its partial wind up valuation report.

Navistar requested a hearing. A preliminary motion was heard on October 10, 2013 to deal with Navistar’s argument that neither the Superintendent nor the Tribunal had jurisdiction to rule on whether members affected by the partial wind up were entitled to the 0.9 bank credited service under section 7.03(b)(iii) of the Plan.

Navistar’s argument was that the issue of credited service went beyond the scope of the Superintendent’s authority to order a partial wind up, and that the Superintendent only had jurisdiction to deal with the credited service issue once the partial wind up report was filed. Alternatively, Navistar argued that the Superintendent lost jurisdiction through a denial of natural justice following several meetings with the Superintendent prior to issuance of the NOID.

In dismissing the motion, the panel reasoned:

- If Navistar’s argument was accepted, the Superintendent would never be able to consider any compliance issue once the wind up process was initiated;

- As a practical matter, the Superintendent had to consider the manner of determining wind up benefits which were based in part on credited service;

- To insist that the Superintendent wait until the partial wind up report was filed would result in delay and additional expense;

- Navistar’s argument that the legislature could not have intended the wind up process and section 87 of the PBA to co-exist must be rejected, as that would render the Superintendent powerless to address any non-compliance if a wind up process was in place;

- The pre-NOID meetings with the Superintendent were privileged because they were held with a view to settlement and no final decision was made;

- A full hearing by the Superintendent prior to issuance of a NOID is not necessary, required or contemplated under the PBA; the Superintendent can determine his own procedure;

- Navistar had the opportunity to make full submissions on the credited service issue prior to issuance of the NOID; it was therefore not denied natural justice;

- The FST has jurisdiction to deal with the credited service issue by virtue of section 89(9) of the PBA and section 20 of the Financial Services Commission of Ontario Act, 1997.

Cases cited:

Inter-leasing Inc. v. Ontario (Minister of Finance), (2009) C.J. No. 4714;

Inter-leasing Inc. v. Ontario (Minister of Finance), (2010) 1 C.T.C. 177;

Sable Offshore Energy Inc. v. Ameron International Corp. (2013) S.C.J. No. 37;

Dos Santos Estate v. Sun Life Assurance Co. of Canada, 2005 BCCA 4;

Nicholson v. Haldimand-Norfolk (Regional Municipality) Commissioners of Police, (1979) 1 S.C.R. 311;

Baker v. Canada (Minister of Citizenship and Immigration) (1999), 174 D.LR. (4th) 193 (SCC);

Consumers Packaging Inc. v. Superintendent of Financial Services, FST Decision No. P0162-2001-2;

CBS Canada Co. v. Superintendent of Financial Services, FST Decision Number P0164-2001-1

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Navistar Canada Inc. c. Surintendant des services financiers et UNIFOR (anciennement TCA-CANADA) et ses sections locales 127 et 35

No de dossier TSF : P0521-2013

Date de la décision : 4 novembre 2013

Membres du comité : Florence Holden (présidente); Jeffrey Richardson; Jennifer Brown

Parties à l’audience : Navistar Canada Inc., le surintendant des services financiers, UNIFOR (anciennement TCA-CANADA) et ses sections locales 127 et 35

OBJET : COMPÉTENCE

ÉQUITÉ EN MATIÈRE DE PROCÉDURE

PRIVILÈGE À L’ÉGARD DES NÉGOCIATIONS EN VUE D’UN RÈGLEMENT

Résumé

Le surintendant des services financiers (le « Surintendant ») a, le 7 mars 2013, émis un avis d’intention proposant d’ordonner à Navistar Canada Inc. (« Navistar ») de liquider partiellement le régime de retraite non contributif de Navistar Canada Inc. (le « régime ») en date d’effet du 28 juillet 2011. L’avis d’intention proposait aussi d’ordonner à Navistar d’inclure dans la liquidation partielle certains participants du régime dont l’emploi avait cessé entre le 30 juin 2009 et le 28 juillet 2011, et d’inclure aussi les participants du régime qui avaient pris leur retraite ou ceux qui avaient volontairement quitté leur emploi chez Navistar au cours de cette période. L’avis visait en outre à exiger que Navistar inclue dans son rapport de liquidation partielle la valeur de certaines prestations prévues aux termes du régime.

Navistar a demandé une audience. Une motion préliminaire a été entendue le 10 octobre 2013 en vue d’examiner l’argument de Navistar selon lequel ni le Surintendant ni le Tribunal n’avaient compétence pour statuer sur la question de savoir si les membres touchés par la liquidation partielle avaient droit au crédit de service accumulé ouvrant droit à pension de 0,9 année (le « service validé ») mentionné à l’alinéa 7.03(b)(iii) du régime.

Navistar a argué que la question du service validé dépassait le cadre du pouvoir d’injonction de liquidation partielle du Surintendant, et que le Surintendant avait compétence pour trancher la question du service validé uniquement une fois que le rapport sur la liquidation partielle avait été déposé. Navistar a, par ailleurs, argué que même si le Surintendant avait compétence pour trancher cette question, il a perdu compétence à cet égard du fait d’un déni de justice naturelle qu’il aurait commis suite à une série de discussions tenues avec le Surintendant avant l’émission par celui-ci de l’avis d’intention.

Le comité a rejeté la motion en donnant les motifs suivants :

- Si le comité acceptait l’argument de Navistar, le Surintendant ne serait jamais en mesure de rendre des ordres de conformité une fois que le processus de liquidation serait amorcé;

- D’un point de vue pratique, le Surintendant devait examiner le mode de calcul, à la liquidation, des prestations qui étaient en partie basées sur le service validé;

- Vouloir que le Surintendant attende le dépôt du rapport sur la liquidation partielle entraînerait des retards et des coûts supplémentaires;

- Il faut rejeter l’argument de Navistar selon lequel il n’est pas possible que le législateur ait eu pour intention de faire coexister le pouvoir de liquider un régime et l’article 87 de la Loi sur les régimes de retraite (la « LRR »), sinon, si un processus de liquidation était en cours, le Surintendant n’aurait pas le pouvoir de trancher les questions de non-conformité.

- Les discussions qui ont été tenues entre Navistar et le Surintendant avant l’émission de l’avis d’intention faisaient l’objet d’un privilège parce qu’elles ont été tenues en vue d’un règlement et qu’aucune décision définitive n’a été prise;

- Il n’est pas nécessaire que le Surintendant tienne une audience plénière avant de signifier un avis d’intention en vertu de la LRR, car une telle audience n’est ni exigée ni envisagée par la LRR; le Surintendant peut déterminer sa propre procédure;

- Navistar a eu l’occasion, avant la signification de l’avis d’intention, de présenter tous les arguments possibles sur la question du service validé; il n’y a donc pas eu déni de justice naturelle à son égard;

- Le Tribunal des services financiers a compétence pour trancher la question du service validé en vertu du paragraphe 89(9) de la LRR et de l’article 20 de la Loi de 1997sur la Commission des services financiers de l’Ontario.

Affaires citées :

Inter-leasing Inc. v. Ontario (Minister of Finance), (2009) C.J. No. 4714
Inter-leasing Inc. v. Ontario (Minister of Finance), (2010) 1 C.T.C. 177
Sable Offshore Energy Inc. c. Ameron International Corp. (2013) SCC 37
Dos Santos Estate v. Sun Life Assurance Co. of Canada, 2005 BCCA 4
Nicholson c. Haldimand-Norfolk (Regional Municipality) Commissioners of Police, (1979) 1. R.C.S. 311
Baker c. Canada (Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration) (1999), 174 D.L.R. (4th) 193 (SCC)
Consumers Packaging Inc. c. Surintendant des services financiers, décision TSF no P0162-2001-2
CBS Canada Co. c. Ontario (Surintendant des services financiers), décision TSF no P0164-2001-1

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