Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Castro v. Superintendent of Financial Services

Type/type:Paralegal/SABS Representative/représentants parajuridiques ou de l'AIAL

Decision Date/Date de la décision:2006-12-18

Tribunal/tribunal:FST/TSF

 



Français

Manuel Castro v. Superintendent of the Financial Services Commission of Ontario

FST File No.: RO247-2004

Date of Decision: December 18, 2006

Panel members: Colin McNairn, Lily Harmer, Elizabeth Shilton

Parties to hearing: Manuel Castro, Superintendent of Financial Services

Subject: Cease and Desist Order under the Insurance Act

This summary is offered as a public service and should not be relied upon as legal advice. Many factors unknown to us may affect the applicability of any statement or comment made in the summary to your particular circumstances.

Summary:

On December 2, 2004, the Superintendent of the Financial Services Commission of Ontario (“FSCO”) made an interim cease and desist order against Manuel Castro and his brother Carlos Castro, directing them to cease and desist carrying on business as statutory accident benefit (“SABS”) representatives. This order followed an investigation by the Superintendent into allegations that various SABS claimants represented by the Castros had not received the proceeds of their insurance settlements. The Superintendent concluded that both Castros engaged in unfair and deceptive acts or practices in their conduct as SABS representatives through the organization of Castro and Associates.

On December 10, 2004, each Castro filed a request for a hearing before the Tribunal in respect of the order. Carlos Castro later withdrew his request for a hearing, and the Superintendent later confirmed that the order against him became permanent. Manuel Castro proceeded with his hearing.

The issues before the Tribunal were:

· Whether Manuel Castro violated his duty to act honestly in dealing with his clients by withholding funds lawfully belonging to them; and

· If so, whether the Superintendent’s cease and desist order should be confirmed, varied, or revoked.

In a decision dated December 18, 2006, the Tribunal concerned itself primarily with the conduct of Castro after November 1, 2003, when the Code of Conduct for SABS representatives came into effect. The evidence at the hearing suggested that while Mr. Castro represented the claimants as a SABS representative, his role ceased before the funds came to the Castros in trust. Castro claimed that he had no control over the funds at Castro and Associates.

The Tribunal was unable to conclude that Castro was directly involved in the decision to withhold the claimants’ settlement funds, or that he obtained a direct financial benefit from that decision. However, the Tribunal did find that he fell short of his duty to act honestly with the claimants in the following ways:

· he obtained powers of attorney from the claimants, enabling Castro and Associates to cash the settlement cheques, without clearly explaining to those claimants the effect of this instrument, and without offering them other options for dealing with the proceeds of their settlement, and

· he failed to provide accurate and informed answers to claimants in response to inquiries about their settlement monies, and, generally, misled complainants about the status and safety of those settlement monies.

After considering the evidence and the submissions of the parties, the Tribunal issued a cease and desist order against Castro for one year from the date of the order. This decision took into consideration the interim cease and desist order against Castro for the past two years. The order mandates that Manuel Castro cease carrying on business as a statutory accident benefit representative, and to cease advertising or holding himself out, in any form, as a SABS representative within Ontario.


This summary is offered as a public service and should not be relied upon as legal advice. Many factors unknown to us may affect the applicability of any statement or comment made in the summary to your particular circumstances.


Nom du dossier : Manuel Castro c. surintendant de la Commission de services financiers de l’Ontario

Dossier TSF no : RO247-2004

Date de la décision : 18 décembre 2006

Membres du comité d’audition : Colin McNairn, Lily Harmer, Elizabeth Shilton

Parties à l’audience : Manuel Castro, surintendant des services financiers

Objet : Ordonnance de cesser et de s’abstenir en vertu de la Loi sur les assurances

Résumé

Le 2 décembre 2004, le surintendant de la Commission des services financiers de l’Ontario (« la CSFO ») a rendu une ordonnance de cesser et de s’abstenir contre Manuel Castro et son frère Carlos Castro, les sommant de cesser et de s’abstenir d’agir à titre de représentants aux fins de l’Annexe sur les indemnités d’accidents légales (« représentants AIAL »). Cette ordonnance faisait suite à une enquête menée par le surintendant sur des allégations selon lesquelles divers demandeurs AIAL représentés par les frères Castro n’avaient pas reçu leurs indemnités d’assurance. Le surintendant a conclu que les frères Castro avaient commis des actes ou pratiques malhonnêtes ou mensongers dans l’exercice de leurs fonctions de représentants AIAL, par le biais de la société Castro and Associates.

Le 10 décembre 2004, chacun des frères Castro a déposé une requête au Tribunal afin d’obtenir une audience au regard de l’ordonnance. Carlos Castro a plus tard retiré sa demande d’audience et le surintendant a confirmé que l’ordonnance rendue contre lui était devenue permanente. Manuel Castro a obtenu une audience.

Les questions que le Tribunal devait trancher étaient les suivantes :

· Manuel Castro a-t-il enfreint son devoir d’agir avec honnêteté dans ses rapports avec ses clients en retenant des fonds qui leur appartenaient légalement?

· Si tel est le cas, l’ordonnance de cesser et de s’abstenir du surintendant doit-elle être confirmée, modifiée ou révoquée?

Pour prendre sa décision, datée du 18 décembre 2006, le Tribunal a tenu principalement compte de la conduite de M. Castro après le 1er novembre 2003, date d’entrée en vigueur du Code de conduite applicable aux représentants AIAL. Les preuves produites à l’audience ont démontré que même si M. Castro représentait les demandeurs à titre de représentant AIAL, ses fonctions prenaient fin lorsque les fonds parvenaient aux frères Castro en fiducie. M. Castro a soutenu qu’il n’avait aucun contrôle sur les fonds déposés à Castro and Associates.

Le Tribunal n’a pas pu conclure que M. Castro a directement participé à la décision de retenir les indemnités de règlement des demandeurs ou qu’il en a tiré un avantage financier direct. Cependant, il est évident qu’il a enfreint son devoir d’agir avec honnêteté dans ses rapports avec ces demandeurs, comme le prouvent les situations suivantes :

· Il a obtenu des demandeurs des procurations qui ont permis à Castro and Associates d’encaisser leurs chèques d’indemnités, sans leur expliquer clairement l’effet de ce genre d’instrument et sans leur offrir d’autres options de réception de leurs indemnités;

· Il n’a pas fourni de réponses exactes et informées aux demandeurs quand ceux-ci lui ont demandé des renseignements sur leurs indemnités et, d’une manière générale, il les a trompés sur le statut et la sécurité de ces indemnités.

Après avoir examiné les éléments de preuve dans le dossier et les observations des parties, le Tribunal a rendu une ordonnance de cesser et de s’abstenir contre M. Castro d’une durée d’un an à partir de la date de l’ordonnance. Pour rendre sa décision, le Tribunal a tenu compte de l’ordonnance temporaire de cesser et de s’abstenir à laquelle M. Castro a été assujetti au cours des deux dernières années. L’ordonnance enjoint à Manuel Castro de cesser d’agir à titre de représentant aux fins de l’Annexe sur les indemnités d’accident légales et de cesser de s’annoncer ou de se présenter sous quelque forme que ce soit comme représentant aux fins de l’Annexe sur les indemnités d’accident légales en Ontario.

Le présent résumé est offert à titre de service public. Il ne doit pas être interprété comme contenant des conseils juridiques. Un grand nombre de facteurs inconnus déterminent l’application des déclarations ou commentaires formulés dans le résumé à chaque situation personnelle.