Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Glaude v. Superintendent of Financial Services

Type/type:Mortgage Brokers/Courtiers en hypothèque

Decision Date/Date de la décision:2008-10-31

Tribunal/tribunal:FST/TSF

 



Français

Joel Richard Glaude v. Superintendent of Financial Services

FST Decision No.: M0325-2008-1

Date of Decision: October 31, 2008

Panel Members: Anne Corbett, Martin Brown, Paul Litner

Parties to hearing: Joel Richard Glaude
The Superintendent of Financial Services

Subject: Refusal of Application for Mortgage Agent Licence

Summary:

The Superintendent issued a Notice of Proposal to Refuse the application of Glaude for a mortgage agent licence under the Mortgage Brokerages, Lenders and Administrators Act, 2006 (the “Act”).

The Decision:

The Tribunal directed the Superintendent to carry out his proposal to refuse the application for a mortgage agent licence.

On June 27, 2008, Glaude applied for a mortgage agent licence under the Act. The basis for the Superintendent’s proposed refusal was Glaude’s past conduct: a criminal conviction and submission of a letter from his principal broker that contained a false statement with respect to the description of the criminal offence.

Glaude pled guilty and was convicted of possession of marihuana for the purpose of trafficking on March 14, 2008. He was sentenced to a fine of $20,000, and probation for one year.

After hearing all the evidence, and in particular the testimony of Glaude and his principal broker (who was also his father), the Tribunal concluded that Glaude’s criminal conviction and his conduct in submitting a letter from his principal broker that contained a false statement with respect to the description of the criminal offence, afforded reasonable grounds for a belief that he was not suitable to be licensed as a mortgage agent.

The Tribunal analyzed the evidence according to the considerations in Henderson v. Superintendent of Financial Services (FST Decision No. M0319-2008-1).

The Tribunal held that it must look at the matter afresh, as one of first impression, and come to its own conclusion, based on the evidence before it, as to the applicant’s suitability in light of his or her past conduct and any false information he or she has provided in making the application. The Tribunal need not show any deference to the Superintendent’s opinion.

The Tribunal noted that Glaude worked as a mortgage agent for eight years before the new Act made it mandatory to apply for a mortgage agent licence. The Tribunal took into account that denial of his application for a licence may have severe consequences for him.

The Tribunal based its finding that Glaude was unsuitable to receive a mortgage agent licence on the following considerations:

1. his criminal conduct was very recent;

2. his criminal conduct was intentional, not inadvertent;

3. the sentence imposed by the criminal court shows that the court treated his criminal conduct as serious;

4. he was still on probation (The Tribunal declined to follow the guideline of the Ontario Licensing Appeal Tribunal for applications under the real estate brokerage statute that generally an application for a licence will not be granted until parole or probation has been completed);

5. he deceived his principal broker, who was also his father, by keeping his criminal conduct and conviction from him;

6. his concealment of the conviction from his father and his clients showed that he had failed to acknowledge and accept responsibility for his actions, and that he had not exhibited a pattern of redeeming behaviour that would allow the Tribunal to conclude that he would conduct himself as a mortgage agent in accordance with the law and with integrity and honesty;

7. he disclosed his criminal conduct and conviction to his father only when he had to submit a letter confirming that his father was aware of the criminal conviction. Even then, his disclosure to his father was misleading, as evidenced by the false statement with respect to the description of the offence in the letter from his father to the Superintendent;

8. he could reapply for a mortgage agent licence in 12 months. The Superintendent would then be in a better position to assess if there had been a sufficient period of redeeming behaviour so as to be able to conclude that there were no reasonable grounds to conclude that Glaude would not deal or trade in mortgages in accordance with the law and with integrity and honesty.

Cases referred to:

Henderson v. Superintendent of Financial Services (FST Decision No. M0319-2008-1)

Re Laprise, [2007] O.L.A.T.D. No. 530

Ripani v. Registrar of Real Estate and Business Brokers, unreported decision of C.R.A.T. in 1989

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Joel Richard Glaude c. Le surintendant des services financiers

Décision TSF no M0325-2008-1

Date de la décision : 31 octobre 2008

Membres du comité d'audition : Anne Corbett, Martin Brown, Paul Litner

Parties à l'audience : Joel Richard Glaude
Le surintendant des services financiers

Objet : Refus d’une demande de permis d'agent en hypothèques

Résumé :

Le surintendant a émis un avis d'intention de refuser la demande faite par M. Glaude en vue d'obtenir un permis d'agent en hypothèques en vertu de la Loi de 2006 sur les maisons de courtage d'hypothèques, les prêteurs hypothécaires et les administrateurs d'hypothèques (la « Loi »).

La décision :

Le Tribunal a ordonné au surintendant d'exécuter son intention de refuser la demande de permis d'agent en hypothèques.

Le 27 juin 2008, M. Glaude a déposé une demande de permis d'agent en hypothèques en vertu de la Loi. Le motif sur lequel le surintendant a fondé son intention de refuser le permis était la conduite passée de M. Glaude : une déclaration de culpabilité à une infraction criminelle et l’envoi d’une lettre de son courtier principal qui contenait une fausse déclaration en ce qui concerne la description de l’infraction criminelle.

M. Glaude a plaidé coupable et a été condamné le 14 mars 2008, pour possession de marijuana aux fins d’en faire le trafic. Il a été condamné à payer une amende de 20 000 $, ainsi qu’à une probation d’un an.

Après avoir entendu les éléments de preuve, et en particulier le témoignage de M. Glaude et de son courtier principal (qui est aussi son père), le Tribunal a conclu que la déclaration de culpabilité de M. Glaude à une infraction criminelle et sa conduite relativement à la présentation d’une lettre de son courtier principal, laquelle contenait une fausse déclaration quant à la description de l’infraction criminelle, fournissaient des motifs raisonnables de croire qu'il n'était pas apte à être titulaire d'un permis d’agent en hypothèques.

Le Tribunal a analysé les éléments de preuve à la lumière des considérations émises dans le cadre du dossier Henderson c. Le superintendant des services financiers (Décision du TSF no M0319-2008-1).

Le Tribunal a fait valoir qu’il devait jeter un regard nouveau sur la question, comme s’il s’agissait d’une première impression, et en arriver à sa propre conclusion, en fonction des éléments de preuve qui ont été avancés, au sujet de l’aptitude du demandeur ou de la demanderesse à être titulaire d’un permis à la lumière de sa conduite passée et de la fausse information qu’il ou elle a fournie au moment de soumettre sa demande. Le Tribunal n’a pas à faire preuve de réserve à l’égard de l’opinion du superintendant.

Le Tribunal a noté que M. Glaude a travaillé à titre d’agent en hypothèques durant huit ans avant que la nouvelle Loi l’oblige à faire une demande de permis d’agent en hypothèques. Le Tribunal a tenu compte du fait qu’un refus de sa demande de permis pourrait avoir des conséquences graves pour lui.

Le Tribunal a basé sa conclusion selon laquelle M. Glaude n’est pas apte à recevoir un permis d’agent en hypothèques sur les considérations suivantes :

1. son infraction criminelle est très récente;

2. son infraction criminelle était intentionnelle, et n’a pas été commise par inadvertance;

3. la sentence qui lui a été imposée par la cour criminelle démontre que le Tribunal a considéré que son infraction criminelle était grave;

4. il était encore en période de probation (le Tribunal a choisi de ne pas suivre les lignes directrices du Tribunal d'appel en matière de permis de l’Ontario en ce qui a trait aux demandes en vertu de la Loi de 2002 sur le courtage commercial et immobilier, selon lesquelles une demande de permis ne sera pas acceptée avant la fin de la période de libération conditionnelle ou de probation);

5. il a trompé son courtier principal, qui est aussi son père, en ne lui avouant pas son infraction criminelle et sa condamnation;

6. le fait qu’il a caché à son père et à ses clients sa condamnation a démontré qu’il n’a pas réussi à reconnaître ses actes et à en accepter la responsabilité, et qu’il n’a pas démontré par son comportement qu’il désirait se racheter, ce qui aurait pu inciter le Tribunal à conclure qu’il pourrait agir à titre d’agent en hypothèques conformément à la loi avec intégrité et honnêteté;

7. il a divulgué à son père son infraction criminelle et sa condamnation seulement lorsqu’il a été tenu de soumettre une lettre qui confirmait que son père était au courant de sa condamnation pour une infraction criminelle. Même à ce moment-là, la révélation qu’il a faite à son père était mensongère, comme le démontre la déclaration du père dans sa lettre au superintendant au sujet de la description de l’infraction;

8. il peut soumettre de nouveau une demande de permis d’agent en hypothèques dans 12 mois. Le superintendant sera alors plus en mesure d’évaluer si M. Glaude a démontré sa volonté de se racheter durant une période suffisante pour qu’il puisse conclure qu’il n’y avait pas de motifs raisonnables de croire que M. Glaude ne ferait pas le courtage d'hypothèques ou n'effectuerait pas des opérations hypothécaires conformément à la loi et avec intégrité et honnêteté.

Arrêts cités :

Henderson c. Le superintendant des services financiers (Décision du TSF no M0319-2008-1)

Re Laprise, [2007] Tribunal d'appel en matière de permis de l’Ontario. Décision no 530

Ripani c. Le registrateur des courtiers en commerce et en immeubles, décision non publiée de la Commission d'appel des enregistrements commerciaux de l’Ontario en 1989

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