Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:National Steel Car Limited v. Tasa Ristic & Superintendent of Financial Services

Type/type:Pensions/Régime de retraite

Decision Date/Date de la décision:2007-02-16

Tribunal/tribunal:FST/TSF

 



Français

National Steel Car Limited v. Tasa Ristic & Superintendent of Financial Services

FST File No. P0271-2006

Panel members: Paul W. Litner, Chair; Florence Holden; Martin Brown

Parties to hearing: National Steel Car Limited
Superintendent of Financial Services
Tasa Ristic

SUBJECT: PLAN INTERPRETATION
CREDITED SERVICE
DOCTRINE OF CONTRA PROFERENTUM

Summary

Mr. Tasa Ristic was a member of the Pension Plan for Employees of National Steel Car Limited. In December 1971, he sustained a workplace injury that resulted in an absence from work, during which time he was received total temporary disability benefits from the Workmen’s Compensation Board (as it then was) (the “WCB”).

Mr. Ristic returned to work but was again off work due to the same injury in 1972. During this second period of absence he also received total temporary disability benefits from the WCB.

When Mr. Ristic returned to work in April 1972, the WCB awarded him partial permanent disability benefits, which were payable for life regardless of his employment status.

Mr. Ristic was laid off from his employment from July 14, 1972 until November 6, 1973, and again from February 24, 1975 until February 24, 1977. During these two periods of lay-off, he continued to receive partial permanent disability benefits from the WCB. At the end of the second lay-off period, his employment was terminated due to a provision in the collective agreement that deemed employment to be terminated after a lay-off of two years.

National Steel Car Limited (the “Company”) refused to credit Mr. Ristic with service under the Plan for the two lay-off periods.

The Plan at the time stated that credited service was to be computed on the basis of 40 hours per week for each week an employee received “Workmen’s Compensation Benefits”. The Plan did not define “Workmen’s Compensation Benefits”.

The Plan also stated that a member lost the status of “employee” under the Plan if the member’s continuous service was broken by a lay-off period of a year.

The Superintendent of Financial Services issued a Notice of Proposal on February 6, 2006, proposing to require the Company to credit Mr. Ristic with service under the Plan for the two periods when he was on lay-off. The Company requested a hearing by the Financial Services Tribunal (the “Tribunal”).

The hearing was held on November 1, 2006. On February 16, 2007, the panel issued a unanimous decision.

The panel held that although a member lost the status of “employee” under the Plan after a lay-off period of one year, the member would continue to accrue service under the Plan for that first year of lay-off.

However, the panel also held that Mr. Ristic was not entitled to accrue service for any time during his two later lay-off periods, because “Workmen’s Compensation Benefits” under the Plan did not include permanent disability benefits.

The panel also noted that it had serious doubts that the Superintendent could apply the doctrine of contra proferentum.

Finally, the panel commented that there had been too much delay in processing Mr. Ristic’s pension and strongly encouraged the Company to proceed as soon as possible in this regard. The Superintendent was ordered not to proceed with the Notice of Proposal.

Cases referred to:

Electrical Industry of Ottawa Pension Plan v. Cybulski, [2001] O.J. No. 4593 (Ont. Sup. Ct.)

Milner v. Manufacturer’s Life Insurance Company, [2006] B.C.J. No. 2787 (Sup. Ct.)

McCreight v. 146919 Canada Ltd., [1991] O.J. No. 138 (H.C.)

Appeal:

Mr. Ristic is appealing the Tribunal’s decision to the Divisional Court.

This summary is offered as a public service and should not relied upon as legal advice. Many factors unknown to us may affect the applicability of any statement or comment made in the summary to your particular circumstances.

National Steel Car Limited c. surintendant des services financiers et Tasa Ristic

N0 de dossier du TSF P0271-2006

Membres du comité : Paul W. Litner, président; Florence Holden; Martin Brown

Parties à l’audience : National Steel Car Limited
Surintendant des services financiers
Tasa Ristic

OBJET : INTERPRÉTATION DU RÉGIME DE RETRAITE
ANNÉES DE SERVICE DÉCOMPTÉES
RÈGLE CONTRA PROFERENTEM

Sommaire

M. Tasa Ristic était participant au régime de retraite des employés de National Steel Car Limited. En décembre 1971, il a subi une blessure au travail qui a nécessité un congé d’invalidité, pendant cette période, il a touché des prestations d’invalidité totale temporaire de la Commission des accidents du travail (comme elle s’appelait alors) (la « CAT »).

M. Ristic a repris du service actif, mais a été à nouveau en congé d’invalidité en 1972, ayant subi la même blessure. Pendant son deuxième arrêt de travail, il a également touché des prestations d’invalidité totale temporaire de la CAT.

Lorsque M. Ristic est retourné à son travail en avril 1972, la CAT lui a accordé une rente d’invalidité partielle permanente, payable à vie qu’il travaille ou non.

M. Ristic a été mis à pied du 14 juillet 1972 au 6 novembre 1973, puis à nouveau du 25 février 1975 au 24 février 1977. Pendant ces deux périodes de mise à pied, il a continué de toucher des prestations d’invalidité partielle permanente de la CAT. À la fin de la deuxième période de mise à pied, il a été licencié aux termes d’une disposition de la convention collective voulant qu’un emploi prenne fin si l’employé n’était pas rappelé après une mise à pied de deux ans.

National Steel Car Limited (la « société ») a refusé de porter au crédit de M. Ristic ses années de service aux termes du régime pour les deux périodes de mise à pied.

À l’époque, le régime prévoyait que les années de service devaient être créditées sur la base de 40 heures par semaine pour chaque semaine où un employé touche des « indemnités d’accident du travail ». Le régime ne définissait pas l’expression « indemnités d’accident du travail ».

Le régime prévoyait aussi qu’un participant perdait son statut d’«employé » aux termes du régime si son service était interrompu par une mise à pied d’un an.

Le 6 février 2006, le surintendant des services financiers a émis un avis d’intention de rendre une ordonnance exigeant que la société porte au crédit de M. Ristic ses années de service aux termes du régime pour les deux périodes où il avait été mis à pied. La société a demandé une audience devant le Tribunal des services financiers (le « Tribunal »).

L’audience a eu lieu le 1er novembre 2006. Le 16 février 2007, le comité a rendu une décision unanime.

Le comité estime que, bien que le participant ait perdu son statut d’« employé » aux termes du régime après sa mise à pied d’un an, il a continué à accumuler des années de service aux termes du régime pour cette première année de mise à pied.

Toutefois, le comité juge également que M. Ristic n’avait pas le droit d’accumuler des années de service pour les deux autres périodes de mise à pied, parce que les « indemnités d’accident du travail » prévue aux termes du régime n’englobaient pas les prestations d’invalidité permanente.

Le comité émet aussi de sérieux doutes sur la capacité du surintendant d’appliquer la règle contra proferentem.

Enfin, le comité est d’avis que le traitement du dossier de retraite de M. Ristic a beaucoup trop tardé et recommande à la société de s’en occuper sur-le-champ. Nous ordonnons au surintendant de ne pas donner suite à son avis d’intention.

Jurisprudence ayant servi de référence :

Electrical Industry of Ottawa Pension Plan c. Cybulski, [2001] O.J. n0 4593 (Cour supérieure de l’Ontario)

Milner c. Compagnie d'Assurance-Vie Manufacturers, [2006] B.C.J. n0 2787 (Cour suprême)

McCreight c. 146919 Canada Ltd., [1991] O.J. n0 138 (H.C.)

Appel :

M. Ristic interjette appel de la décision du Tribunal devant la Cour divisionnaire.

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