Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Hunte v. Ontario (Superintendent Financial Services)

Type/type:Pensions/Régime de retraite

Decision Date/Date de la décision:2013-09-26

Tribunal/tribunal:FST/TSF




Français

Carl Hunte v. Superintendent of Financial Services

FST File No.: P0508-2012

Date of decision: September 26, 2013

Panel members: Elizabeth Shilton (Chair); Jeffrey Richardson; Shiraz Bharmal

Parties to hearing: Carl Hunte; Superintendent of Financial Services; The Canada Life Assurance Company

SUBJECT: PENSION ENTITLEMENT; BURDEN OF PROOF

Summary:

The Applicant, Carl Hunte, was employed by Crown Life Insurance Company (“Crown Life”) from 1970 to 1975 and then again from 1975 to 1982. For a brief period of 10 weeks in 1975, he was employed by another insurance company.

The Applicant asserted that he became a member of the Pension Plan for Crown Life Insurance Company Employees at the beginning of his employment in 1970 and accrued service until he left for the first time in 1975. He further contended that when he returned from his brief hiatus, the company agreed that he would be treated as a member of the Plan continuously from 1970. In light of this perceived agreement, the Applicant claimed that when he left the company for good in 1982, he was entitled to a deferred pension based on some twelve years of service.

The Applicant contended that he did not take his contributions out of the Plan when he left the company’s employ. Consequently, the Applicant claimed that he was qualified for a fully vested pension. Furthermore, the Applicant argued that not only did he not take out his contributions out of the Plan but he could not have taken his contributions out of the Plan because his benefits were locked in under the terms of Section VIII-A. The Applicant had no records to support his claim.

Canada Life Assurance Company (“Canada Life”) purchased Crown Life in 1999 and is the current Plan administrator. The Applicant’s claim was initially refused by Canada Life on the grounds that the Company’s records did not indicate that the Applicant was entitled to a deferred pension. Canada Life agreed that the Applicant was a member of the plan from 1975 to 1982 but contested that he was a Plan member from 1970 to 1975. Further, Canada Life asserted that the Applicants full entitlements from the Plan were paid out when he left in 1982.

The Applicant sought an order from FSCO that the Plan pay him out his entitlement. Assessing the claim on the evidence, the Superintendent of Financial Services issued a Notice of Intended Decision indicating that he was of the view that the Applicant’s entitlements had been paid out. The Applicant subsequently filed a Request for Hearing with the Financial Services Tribunal.

The FST iterated that the Applicant bore the burden of proving that he had a valid claim on the Plan. The Tribunal drew no adverse inference from the Applicant’s failure to document his claim, finding that there was nothing improbable or unreasonable about losing personal records dating back thirty or forty years. However, the absence of documentary proof placed significant obstacles in the Applicant’s path as he tried to establish his claim. Without documentary proof on the part of the Applicant, the FST determined that it had to “assess evidence and weigh it against other evidence by application of the ordinary tests conventionally used by triers of facts to resolve evidentiary disputes.”

Canada Life was able to produce some documents that substantiated the Company’s version of events. The Applicant’s tax summaries from 1981 and 1982 matched the return of voluntary contributions prior to his departure, effectively rebutting the Applicant’s claim that the payment made on his departure in 1982 was a refund of voluntary contributions. In the face of this evidence, the Applicant was unable to establish a prima facie case that his entitlements had not been paid out.

As a result, the FST found in favour of the Respondent and directed the Superintendent to carry out his intended decision refusing to grant the request.

Cases referred to:

Beothuk Data Systems Ltd.,Seawatch Division v. Dean, [1998] I F.C. 433 (CA)

Milner v. Manufacturer’s Life Insurance Company, [2006] B.C.J. No. 2787 (Sup. Ct.)

National Steel Car Limited v. Superintendent Financial Services (2007), FST Decision Number P0271-2006-1

York University Faculty Association v. Superintendent of Financial Services (2010), FST Decision Number P0334-2008-1

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Carl Hunte c. Surintendant des services financiers

No de dossier du TSF : P0508-2012

Date de la décision : le 26 septembre 2013

Membres du comité d'audition : Elizabeth Shilton (présidente); Jeffrey Richardson; Shiraz Bharmal

Parties à l'audience : Carl Hunte; le surintendant des services financiers; la Canada Life Assurance Company (La Compagnie d'Assurance du Canada sur la Vie)

OBJET : DROIT À PENSION; FARDEAU DE LA PREUVE

Sommaire :

Le requérant, Carl Hunte, était employé par la Crown, Compagnie d'Assurance-Vie (la « Crown »), de 1970 à 1975, puis de 1975 à 1982. Pendant une brève période de dix semaines, en 1975, il a été employé par une autre compagnie d'assurance.

Le requérant a déclaré qu'il a adhéré au régime de retraite des employés de la Crown au début de son emploi, en 1970, et qu'il a accumulé de l'ancienneté jusqu'à son premier départ, en 1975. Il a également affirmé que lorsqu'il est revenu, après une brève absence, la société a accepté qu'il soit traité comme un participant au régime de façon continue depuis 1970. À la lumière de cette entente perçue, le requérant a fait valoir que lorsqu'il a quitté la société pour de bon en 1982, il avait droit à une pension différée fondée sur presque 12 années de service.

Le requérant a soutenu qu'il n'a pas retiré ses cotisations du régime lorsqu'il a quitté la société. En conséquence, le requérant a déclaré qu'il avait droit à une pension entièrement acquise. De plus, il a plaidé que non seulement il n'avait pas retiré ses cotisations du régime, mais en plus qu'il n'aurait pas pu le faire parce que ses prestations étaient immobilisées en vertu des modalités de la section VIII-A. Le requérant n'avait aucun document pour étayer sa déclaration.

La Compagnie d'Assurance du Canada sur la Vie (« Canada Vie ») a acheté la Crown en 1999 et est l'administrateur du régime actuel. La demande du requérant a été initialement refusée par Canada Vie, au motif que les dossiers de la compagnie d'assurance n'indiquaient pas que le requérant avait droit à une pension différée. Canada Vie a admis que le requérant était un participant au régime de 1975 à 1982, mais a contesté le fait qu'il était participant au régime de 1970 à 1975. En outre, Canada Vie a déclaré que les droits du requérant découlant du régime lui avaient été entièrement payés lorsqu'il a quitté, en 1982.

Le requérant a demandé une ordonnance de la CSFO déclarant que le régime doit lui verser les montants auxquels il a droit. En examinant la demande en fonction des preuves, le surintendant des services financiers a délivré un avis d'intention indiquant qu'il estimait que le requérant avait déjà reçu ce à quoi il avait droit. Le requérant a ensuite déposé une demande d'audience auprès du Tribunal des services financiers.

Le Tribunal des services financiers a déclaré que le requérant devait prouver qu'il avait une réclamation légitime à l'égard du régime. Le Tribunal n'a tiré aucune conclusion défavorable du fait que le requérant n'avait aucun document à l'appui de sa réclamation, en précisant qu'il n'était pas improbable ou déraisonnable qu'une personne perde des documents personnels datant de trente ou quarante ans. Cependant, l'absence de preuves documentaires constituait un obstacle de taille pour le requérant qui essayait d'établir sa réclamation. Sans preuve documentaire de la part du requérant, le TSF a déterminé qu'il devait « évaluer les preuves et les pondérer par rapport à d'autres preuves en appliquant les critères ordinaires qu'utilisent conventionnellement d'autres juges des faits pour régler des différents portant sur des preuves ».

La Canada Vie a pu produire quelques documents qui étayaient sa version des faits. Les sommaires fiscaux du requérant de 1981 et 1982 indiquaient le versement à parts égales par la compagnie d'assurance du remboursement des cotisations volontaires du requérant avant son départ, ce qui réfute la déclaration du requérant que le paiement effectué à son départ en 1982 constituait un remboursement de ses cotisations volontaires. Face à cette preuve, le requérant n'a pas pu présenter une preuve prima facie qu'il n'avait pas reçu les montants auxquels il a droit.

En conséquence, le TSF a conclu en faveur de l'intimé et ordonné au surintendant d'exécuter son intention de rejeter la demande.

Jurisprudence citée :

Beothuk Data Systems Ltd.,Seawatch Division c. Dean, [1998] I F.C. 433 (CA)

Milner c. Manufacturer’s Life Insurance Company, [2006] B.C.J. No. 2787 (Sup. Ct.)

National Steel Car Limited c. Surintendant des services financiers (2007), No de dossier du TSF P0271-2006-1

York University Faculty Association c. Surintendant des services financiers (2010), No de dossier du TSF P0334-2008-1

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