Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Hunte v. Superintendent of Financial Services & The Canada Life Assurance Company

Type/type:Pensions/Régime de retraite

Decision Date/Date de la décision:2013-05-02

Tribunal/tribunal:FST/TSF




Français

Hunte v. Superintendent of Financial Services & The Canada Life Insurance Company

FST File No.: P0510-2012

Date of decision: May 2, 2013

Panel members: Elizabeth Shilton, Chair

Parties to hearing: Carl Hunte; Superintendent of Financial Services; The Canada Lie Assurance Company

SUBJECT: CONFIDENTIALITY

Summary:

On May 2, 2013, the panel issued a decision refusing a motion brought by the Canada Life as administrator of the pension plan. Canada Life intended to file certain lists of deferred vested members with the panel in connection with the hearing. Canada Life sought an order requiring that the lists be held in confidence and not placed on the public record or disclose to the Applicant in order to protect the privacy of the individuals on the lists. The Applicant and the Superintendent supported the motion.

The panel dismissed the motion. The panel stated that the “open court” principle applied to hearings as well as evidence filed in those hearings. The panel stated that the parties who seek confidentiality must persuade the panel that “the case is an exceptional one that should fall outside the general presumption that all aspects of a hearing should be public”. Further, the Tribunal held that confidentiality orders can only be granted where they are necessary to protect important interests and where reasonable alternative measures will not suffice to protect those interests.

Pursuant to Rules 11.07 and 24.02 of FST Rules of Practice and Procedure, and in consideration of the test set out by the Supreme Court in Sierra Club of Canada v Canada (Minister of Finance), the panel found that a reasonable alternative measure, involving the redaction of all personal information from the lists other than the names, was available.
The panel added that consent of parties to a motion motivated by private concerns, while significant, may be overridden by the public interest in having proceedings be open to the public.

The panel also remarked that it would be “extraordinary” for a party’s access to be restricted. It would not be impossible for parties to seek to impose special restrictions on another party with respect to evidence, but a solid evidentiary foundation would be required.

Cases referred to:

Kernius et al v. Superintendent of Financial Services,FST Decision No. P0303-2008-1

Sierra Club of Canada v. Canada (Minister of Finance),[2002] 2 SCR 522

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Hunte c. Ontario (Surintendant des services financiers)

No de dossier TSF : P0510-2012

Date de la décision : 2 mai 2013

Membres du comité : Elizabeth Shilton (présidente)

Parties à l’audience : Carl Hunte; le surintendant des services financiers; la Compagnie d’Assurance du Canada sur la Vie

OBJET : CONFIDENTIALITÉ

Résumé :

Le 2 mai 2013, le comité a rendu une décision rejetant la motion qu’avait introduite la Compagnie d’Assurance du Canada sur la Vie (« Canada-Vie ») en sa qualité d’administrateur du régime de retraite. Canada-Vie avait l’intention de déposer auprès du comité aux fins de l’audience certaines listes de participants ayant des droits acquis à une pension différée. La Compagnie voulait obtenir une ordonnance du Tribunal exigeant que les listes soient tenues confidentielles et qu’elles ne soient pas diffusées publiquement ni communiquées au requérant afin de protéger la vie privée des personnes figurant sur les listes. Le requérant et le surintendant ont appuyé la motion.

Le comité a rejeté la motion, déclarant que le principe « d’ouverture des audiences au public » s’appliquait aux audiences, mais aussi aux témoignages et preuves déposés à ces audiences. Le comité a déclaré que les parties qui demandent la confidentialité de documents doivent convaincre le Tribunal que « leur cause est exceptionnelle et qu’elle devrait échapper à la présomption générale selon laquelle tous les aspects d’une audience devraient être publics ». Par ailleurs, le Tribunal a indiqué qu’il convient de « rendre des ordonnances de confidentialité uniquement lorsqu’elles sont nécessaires pour protéger des intérêts importants et uniquement lorsque d’autres mesures raisonnables ne suffiront pas à protéger ces intérêts ».

Conformément aux règles 11.07 et 24.02 des Règles de pratique et de procédure du TSF, et compte tenu du test établi par la Cour Suprême du Canada dans l’affaire Sierra Club du Canada c. Canada (Ministre des Finances), le comité a conclu qu’il existait une autre mesure raisonnable, à savoir le dépôt de listes épurées d’où seraient supprimés tous les renseignements personnels des personnes y figurant, sauf leur nom.

Le comité a ajouté que le consentement de parties à une motion qui est motivée par des préoccupations privées, bien qu’importantes, peut être annulé pour des raisons d’intérêt public, celui-ci dictant l’ouverture des audiences au public.

Le comité a souligné qu’il serait « exceptionnel » de rendre une ordonnance visant à restreindre l’accès d’une partie à une audience. Il ne serait pas impossible pour une partie d’essayer de faire imposer des restrictions spéciales à une autre partie relativement à des témoignages, mais on exigerait de cette partie qu’elle fournisse des arguments tout à fait probants.

Affaires citées :

Kernius et al c. Surintendant des services financiers, Décision TSF no P0303-2008-1

Sierra Club du Canada c. Canada (Ministre des Finances), [2002], 2 R.C.S. 522

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