Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Catala v. Superintendent of Financial Services

Type/type:Mortgage Brokers/Courtiers en hypothèque

Decision Date/Date de la décision:2012-08-02

Tribunal/tribunal:FST/TSF

 



Français

Krystian Catala v. Superintendent of Financial Services

FST Decision No.: M0497-2012-1

Date of Decision: August 2, 2012

Panel Members: Florence A. Holden, Denis Boivin and Jennifer Brown

Parties to hearing: Krystian Catala
The Superintendent of Financial Services

Subject: Refusal of Application for Mortgage Agent Licence

Summary:

The Superintendent issued a Notice of Proposal to Refuse the application of Catala for a mortgage agent licence under the Mortgage Brokerages, Lenders and Administrators Act, 2006 (the “Act”).

The Decision:

The Tribunal directed the Superintendent to refrain from carrying out his proposal to refuse the application for a mortgage agent licence, and to issue a mortgage agent licence to Catala subject to conditions.

On or about January 4, 2011, Catala applied for a mortgage agent licence under the Act.

The Superintendent issued a Notice of Proposal to Refuse Catala’s application on the grounds that Catala’s past conduct affords reasonable grounds for belief that he will not deal or trade in mortgages in accordance with the law and with integrity and honesty.

Catala’s past conduct was as follows:

(a) he was convicted of possession of cocaine and trafficking in cocaine on May 27, 2011;

(b) the convictions were based on Catala’s guilty plea;

(c) prior to his guilty plea and convictions, Catala made a false statement to FSCO staff that he is not guilty of the charges and that he would plead not guilty. Also, he made a false statement that the cocaine was for his personal use and not for trafficking for profit.

(d) Catala’s guilty plea and convictions were 14 months prior to the hearing. He would be on probation until June 2014. There was insufficient time to ensure that there would be no reoccurrence of criminal behaviour;

(e) Catala held himself out as a mortgage broker by portraying himself as a mortgage broker on “Linked in”, even though he was not licenced as a mortgage agent or a mortgage broker.

Based on Catala’s testimony and the transcript of the reasons why the Court did not order a custodial sentence, the Tribunal concluded that the criminal convictions did not show that Catala has a propensity to act dishonestly and without regard for the law.

Also, the Tribunal concluded that Catala believed that he was not making a false statement when he told FSCO staff that he was not guilty of the charges. Catala testified that he believed at the time that he was not guilty of trafficking in drugs because he received the drugs for his own personal use, not for personal financial gain. Also, he received legal advice not to self-incriminate.

Catala testified that he was unaware that he was portrayed as a mortgage broker on “Linked in”. He said that he did not even know that he had a profile on “Linked in”. He said that his wife posted the profile without his knowledge when he applied for a mortgage agent licence. She hoped that it would be a bellwether for leaving his legal troubles and family stresses behind and moving forward with his aspirations in the mortgage industry.

The Tribunal found it credible that Catala’s wife may have acted on her own accord.

The Tribunal noted that the offences occurred 4 years prior to the hearing. The Tribunal accepted Catala’s explanation that the criminal conduct occurred because he was addicted to cocaine over a short period of time. The Tribunal noted the positive changes that Catala made to his life since his arrest. He resumed his university studies, got married and completed substance abuse counseling. He expressed remorse both during his criminal hearing and before the Tribunal. He followed the conditions of his bail. He did not re-offend.

Catala also had a period of prior employment within the financial industry in mortgages for five years prior to the introduction of the requirement for mortgage agents to be licenced. There was no evidence before the Tribunal that there were any problems with his job performance during that employment.

The Tribunal was of the view that any public interest concerns about Catala’s past conduct, particularly in regard to public perception and public confidence as it relates to the integrity of the licencing system, could be adequately addressed by attaching conditions to his licence. The Tribunal delineated conditions for supervision of Catala’s work as a mortgage agent.

Cases referred to:

Henderson v. Superintendent of Financial Services, FST Decision No. M0319-2008-1

Alves v. Superintendent of Financial Services, FST Decision No. M0315-2008-1

Anandappa v. Superintendent of Financial Services, FST Decision No. M0320-2008-1

Glaude v. Superintendent of Financial Services, FST Decision No. M0325-2008-1

Patrice De-Ann Gooding v. Superintendent of Financial Services, FST Decision No. M0326-2008-1

This summary is offered as a public service and should not be relied upon as legal advice. Many factors unknown to us may affect the applicability of any statement or comment made in the summary to your particular circumstances.

Krystian Catala c. le surintendant des services financiers
Décision du TSF no M0497-2012-1

Date de la décision : 2 août 2012

Membres de la formation : Florence A. Holden, Denis Boivin et Jennifer Brown

Parties à l’instance : Krystian Catala
Le surintendant des services financiers

Objet : Refus de la demande de permis d’agent en hypothèques

Résumé

Le surintendant a émis un avis d’intention de refuser la demande de M. Catala pour l’obtention d’un permis d’agent en hypothèques en vertu de Loi de 2006 sur les maisons de courtage d’hypothèques, les prêteurs hypothécaires et les administrateurs d’hypothèques (la « Loi »).

Décision

Le Tribunal ordonne au surintendant de ne pas exécuter sa proposition de rejeter la demande de permis d’agent en hypothèques et de délivrer un permis d’agent en hypothèques à M. Catala, sous réserve de certaines conditions.

Aux environs du 4 janvier 2011, M. Catala a présenté une demande de permis d’agent en hypothèques aux termes de la Loi.

Le surintendant a émis un avis d’intention de refuser la demande de M. Catala au motif que la conduite passée de M. Catala constituait un motif raisonnable de croire qu’il ne se montrerait pas honnête, intègre et respectueux de la loi en faisant du courtage d’hypothèques ou en effectuant des opérations hypothécaires.

La conduite passée évoquée est la suivante :

(a) M. Catala a été reconnu coupable de possession et de trafic de cocaïne le 27 mai 2011.

(b) La condamnation repose sur la reconnaissance de culpabilité de M. Catala.

(c) Avant la reconnaissance de culpabilité et les condamnations susmentionnées, M. Catala avait fait une fausse déclaration au personnel de la Commission des services financiers de l’Ontario en indiquant qu’il n’était pas coupable des accusations et qu’il plaiderait non coupable. Il a également fait une fausse déclaration en indiquant que la cocaïne était pour sa consommation personnelle et non pour le trafic à des fins pécuniaires.

(d) La reconnaissance de culpabilité de M. Catala et sa condamnation se sont produites 14 mois avant l’audience. Il sera en probation jusqu’en juin 2014. Il ne s’écoulerait pas suffisamment de temps pour garantir qu’il n’y ait pas de récidive du comportement criminel.

(e) M. Catala s’est présenté comme un courtier en hypothèques dans son profil sur le site « LinkedIn », bien qu’il n’était pas autorisé à exercer des activités d’agent ou de courtier en hypothèques.

Selon le témoignage de M. Catala et la transcription des raisons pour lesquelles la cour n’a pas imposé de peine d’emprisonnement, le Tribunal a conclu que les condamnations au criminel ne représentaient pas la propension de M. Catala à agir de façon malhonnête et non respectueuse de la loi.

Par ailleurs, le Tribunal conclut que M. Catala n’estimait pas avoir fait une fausse déclaration lorsqu’il a dit au personnel de la Commission qu’il n’était pas coupable des accusations. M. Catala a déclaré qu’à ce moment, il croyait qu’il n’était pas coupable de trafic de drogue, car il recevait la drogue pour sa consommation personnelle et non pour en retirer un profit. De plus, il avait reçu un avis juridique selon lequel il ne devait pas s’auto-incriminer.

M. Catala a affirmé qu’il ne savait qu’il se présentait comme un courtier en hypothèques sur le site « Linked in ». Il a aussi indiqué qu’il ne savait pas qu’il avait un profil sur ce site et que sa femme avait créé le profil sans qu’il le sache lorsqu’il a présenté sa demande de permis d’agent en hypothèques. Sa femme espérait qu’il s’agisse d’un bon indicateur qu’il allait laisser ses problèmes juridiques et les tensions familiales derrière lui et réaliser ses aspirations dans le domaine des hypothèques.

Il apparaît crédible au Tribunal que l’épouse de M. Catala ait agi de sa propre initiative.

Le Tribunal indique que les infractions ont été commises quatre ans avant l’audience. Il admet les explications de M. Catala selon lesquelles le comportement criminel découle de sa dépendance à la cocaïne sur une courte période de temps. Le Tribunal prend acte des changements positifs que M. Catala a fait dans sa vie depuis son arrestation. Il a repris ses études universitaires, s’est marié et a achevé une série de séances de counseling sur l’abus de substances. Il a exprimé des remords aussi bien durant son audience pénale que devant le présent Tribunal. Il s’est conformé aux conditions de sa mise en liberté sous caution et il n’a pas récidivé.

M. Catala a déjà travaillé dans le secteur des finances, plus exactement cinq ans dans le domaine des prêts hypothécaires, soit du temps où l’obtention d’un permis en vertu de la Loi n’était pas encore obligatoire. Le Tribunal n’a eu connaissance d’aucune preuve à l’effet qu’il y aurait eu quelque problème que ce soit avec la manière dont il s’est acquitté de ses responsabilités professionnelles durant cette période d’emploi antérieure.

Selon le Tribunal, il est tout à fait possible de remédier aux inquiétudes que la condamnation antérieure de M. Catala pourrait soulever en regard de l’intérêt public, y compris aux effets qu’elle pourrait avoir sur la perception et la confiance du public à l’égard de l’intégrité du système de délivrance de permis, en assortissant le permis du requérant d’une série de conditions. Le Tribunal a défini les conditions pour la supervision du travail de M. Catala à titre d’agent en hypothèques.

Affaires évoquées

Henderson c. le surintendant des services financiers, décision du TSF no M0319-2008-1

Alves c. le surintendant des services financiers, décision du TSF no M0315-2008-1

Anandappa c. le surintendant des services financiers, décision du TSF no M0320-2008-1

Glaude c. le surintendant des services financiers, décision du TSF no M0325-2008-1

Patrice De-Ann Gooding c. le surintendant des services financiers, décision du TSF no M0326-2008-1

Le présent résumé est offert à titre de service public. Il ne doit pas être interprété comme contenant des conseils juridiques. Un grand nombre de facteurs inconnus déterminent l'application des déclarations ou commentaires formulés dans le résumé à chaque situation personnelle.