Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Gaines v. Ontario (Superintendent Financial Services)

Type/type:Pensions/Régime de retraite

Decision Date/Date de la décision:2015-04-02

Tribunal/tribunal:FST/TSF

 



Français

Gaines v. Ontario (Superintendent Financial Services)

FST File No.: I0590-2014-1

Date of decision: April 2, 2015

Panel Members: Denis Boivin (Chair)

Parties to hearing: Kimberly Gaines; Superintendent of Financial Services

SUBJECT: JURISDICTION

UNFAIR OR DECEPTIVE ACTS OR PRACTICES

Summary

Kimberly Gaines (“Gaines”) made a written complaint with the Financial Services Commission of Ontario (“FSCO”) about an insurance company from whom she once received long-term disability benefits (“LTD benefits”). Her complaint was reviewed by FSCO and she was informed by letter that no action would be taken, because Gaines’ insurer had not contravened the Insurance Act or any of its regulations, and did not commit unfair or deceptive acts or practices in the handling of her LTD benefits. Gaines filed a Request for Hearing with the Financial Services Tribunal (“FST”) and sought an order directing the Superintendent of Financial Services (“Superintendent”) to conduct an investigation and take action against the insurer.

The Tribunal held that it does not have express or implied jurisdiction to determine the issues set out in Gaines’ Request for Hearing.

The Tribunal reviewed the provisions in the Insurance Act which confer authority on the Tribunal to hold hearings at the request of someone affected by a decision, order or proposed order of the Superintendent and held that none apply to Gaines’ situation. Subsections 441(3) and (5) confer authority on the Tribunal to conduct a hearing at the request of a person who has received a written notice from the Superintendent that the Superintendent intends to order the person in question to cease or refrain from committing acts or practices that are deemed to be unfair or deceptive within the meaning of the Insurance Act and its regulations. The Tribunal held that three steps must occur before the Tribunal is authorized to conduct a hearing in these circumstances. First, the Superintendent must exercise the discretionary powers conferred by section 440 of the Insurance Act; namely he must examine and investigate the affairs of a “person”. Second, if the Superintendent believes that the person in question has contravened the prohibition against unfair or deceptive acts or practices, he must make a report outlining his findings. Third, if the Superintendent intends to order the contravener to cease doing the acts or practices in question, or to order the contravener to perform specific acts to remedy the situation, he must give this person written notice of his intended order. After this last step, if a hearing is requested by the statutory deadline, the Tribunal is authorized to determine whether or not the proposed order should be made.

In this case, the Tribunal held that Gaines is not the subject of any proposed order; Gaines had not received written noticed from the Superintendent to cease doing acts or practices, or to perform specific acts. Thus, the express wording of the Insurance Act does not authorize the Tribunal to conduct a hearing in this case.

Gaines argued that under the Financial Services Commission of Ontario Act, 1997 (“FSCO Act”), the Tribunal has the power to hold a hearing by necessary implication. The Tribunal rejected this argument and held that, as an administrative tribunal, its jurisdiction to conduct proceedings is conferred by enabling statutes which must be considered in order to determine the scope of its express and implied authority. Under the Insurance Act, the Superintendent is authorized to take regulatory action in order to enforce the prohibition on unfair or deceptive practices and it gives anyone who is subject to a proposed order the right to be heard by the Tribunal. However, the Superintendent is granted discretion not to take regulatory action and the Tribunal held that it does not have authority, express or implied, to review this determination at the request of someone who would have liked the Superintendent to exercise his discretion differently.

Therefore, the Tribunal concluded that it was without jurisdiction to hold a hearing in this matter.

Cases cited: Viau v. Ontario (Superintendent Financial Services), 2010 ONFST 8; Baxter v. Ontario (Superintendent of Financial Services), [2004] O.J. No. 4909 (Div. Ct.); ATCO Gas and Pipelines Ltd. v. Alberta (Energy and Utilities Board), 2006 SCC 4; Monsanto Canada Inc. v Ontario (Superintendent of Financial Services), 2004 SCC 54

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Gaines c. Ontario (surintendant des services financiers de l')

No de dossier du TSF : I0590-2014-1

Date de la décision : 2 avril 2015

Membres du comité d'audition : Denis Boivin (président)

Parties à l'audience : Kimberly Gaines; le surintendant des services financiers

OBJET : COMPÉTENCE

ACTES OU PRATIQUES MALHONNÊTES OU MENSONGERS

Sommaire

Kimberly Gaines (« K. Gaines ») a déposé une plainte à la Commission des services financiers de l'Ontario (« CSFO ») au sujet d'une compagnie d'assurance de laquelle elle a reçu une fois des prestations d'invalidité de longue durée (les « prestations de longue durée »). Sa plainte a été examinée par la CSFO. K. Gaines a été informée par une lettre qu'aucune mesure ne serait prise, car son assureur n'avait pas enfreint la Loi sur les assurances ou un de ses règlements et qu'il n'avait pas commis d'actes ou de pratiques malhonnêtes ou mensongers dans le traitement de ses prestations de longue durée. K. Gaines a déposé une demande d'audience au Tribunal des services financiers (le « TSF ») et demandé une ordonnance exigeant que le surintendant des services financiers (le « surintendant ») mène une enquête et prenne des mesures contre l'assureur.

Le Tribunal a conclu qu'il n'avait pas la compétence, expresse ou implicite, de trancher les questions soulevées dans la demande d'audience de K. Gaines.

Le Tribunal a examiné les dispositions de la Loi sur les assurances qui confèrent au Tribunal le pouvoir de tenir des audiences à la demande d'une personne touchée par une décision, une ordonnance ou une ordonnance proposée du surintendant. Il a jugé qu'aucune de ces dispositions ne s'appliquait à la situation de K. Gaines. Les paragraphes 441 (3) et (5) confèrent au Tribunal le pouvoir de tenir une audience à la demande de la personne qui a reçu un avis écrit du surintendant l'informant que ce dernier a l'intention d'ordonner à cette personne de cesser ou de s'abstenir de commettre des actes ou des pratiques qui sont présumés malhonnêtes ou mensongers au sens de la Loi sur les assurances et de ses règlements. Le Tribunal a déclaré que trois étapes doivent être franchies avant que le Tribunal ne soit autorisé à tenir une audience dans ces circonstances. Premièrement, le surintendant doit exercer le pouvoir discrétionnaire que lui confère l'article 440 de la Loi sur les assurances, à savoir il doit effectuer un examen ou une enquête relativement aux activités d'une « personne ». Deuxièmement, si le surintendant croit que la personne en question a violé l'interdiction de commettre des actes ou des pratiques malhonnêtes ou mensongers, il doit préparer un rapport décrivant ses conclusions. Troisièmement, si le surintendant a l'intention d'ordonner au contrevenant de cesser d'effectuer les actes ou les pratiques en question ou d'ordonner au contrevenant d'effectuer certains actes précis en vue de remédier à la situation, il doit remettre à cette personne un avis écrit de son ordonnance proposée. Après cette dernière étape, si une audience est demandée dans le délai légal, le Tribunal est autorisé à décider si l'ordonnance proposée devrait être rendue ou non.

En l'espèce, le Tribunal a estimé que K. Gaines ne faisait pas l'objet d'une ordonnance proposée, que K. Gaines n'avait pas reçu d'avis écrit du surintendant lui ordonnant de cesser d'effectuer des actes ou des pratiques précises ou d'effectuer certains actes. Ainsi, le libellé exprès de la Loi sur les assurances n'autorise pas le Tribunal à tenir une audience sur cette affaire.

K. Gaines a soutenu qu'en vertu de la Loi de 1997 sur la Commission des services financiers de l'Ontario (la « Loi sur la CSFO »), le Tribunal a le pouvoir de tenir une audience par implication nécessaire. Le Tribunal a rejeté cet argument et maintenu qu'en tant que tribunal administratif, son pouvoir de conduire des instances découle de lois habilitantes qui doivent être prises en considération afin d'établir l'étendue de ses compétences expresses ou implicites. En vertu de la Loi sur les assurances, le surintendant est autorisé à prendre des mesures réglementaires afin de faire exécuter une interdiction de suivre des pratiques malhonnêtes ou mensongères, et quiconque fait l'objet d'une ordonnance proposée a le droit d'être entendu par le Tribunal. Cependant, le surintendant a le pouvoir discrétionnaire de ne pas prendre de mesure réglementaire et le Tribunal a jugé qu'il n'avait pas la compétence, expresse ou implicite, d'examiner cette décision à la demande d'une personne qui aurait préféré que le surintendant exerce son pouvoir discrétionnaire différemment.

En conséquence, le TSF a conclu qu'il n'avait pas compétence pour tenir une audience sur cette affaire.

Jurisprudence citée : Viau c. Ontario (Superintendent Financial Services), 2010 ONFST 8; Baxter c. Ontario (Superintendent of Financial Services), [2004] O.J. No. 4909 (Div. Ct.); ATCO Gas and Pipelines Ltd. c. Alberta (Energy and Utilities Board), 2006 CSC 4; Monsanto Canada Inc. C. Ontario (Surintendant des services financiers), 2004 CSC 54

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