Financial Services Tribunal & Pension Commission of Ontario Case Summaries/
Summaires des décisions du Tribunal des services financiers et de la Commission des régimes de retraite de l'Ontario

Case Name/nom du dossier:Denis Blake v. Superintendent of Financial Services

Type/type:Mortgage Brokers/Courtiers en hypothèque

Decision Date/Date de la décision:2016-12-02

Tribunal/tribunal:FST/TSF




Français

Denis Blake v. Superintendent of Financial Services

FST File No.: M0702-2016

Date of decision: December 2, 2016

Panel members: Bethune Whiston (Chair)

Parties: Denis Blake; Superintendent of Financial Services

SUBJECT: JURISDICTION OF TRIBUNAL/LATE HEARING REQUEST

Summary

The Applicant was a mortgage broker licensed under the Mortgage Brokerages, Lenders and Administrators Act, 2006 (“MBLAA”). On July 14, 2016, the Superintendent issued a Notice of Proposal (“NOP”) to the Applicant proposing to refuse to renew his licence and to impose an administrative penalty on him. The NOP was sent to the Applicant by regular and registered mail.

The registered mail copy of the NOP was returned marked “unclaimed”, but the regular mail copy was not returned.

The Applicant did not request a hearing until August 18, 2016. The Applicant advised that the reason for the late request was that he was locked out of his home by the mortgagee of his home at the end of June 2016 and that he did not receive the NOP until shortly before he made the hearing request.

The Superintendent did not waive the late hearing request.

The Tribunal held that it did not have jurisdiction to hold a hearing. The Applicant was under an obligation to advise the Superintendent of his address change. As of September 19, 2016, his address on file with the Superintendent had still not been changed. Licensees must respect the requirement to keep the Superintendent informed so that the legislation can be properly enforced and the public interest protected. This applies during times of personal stress unless there is evidence that the licensee was unable or incapacitated to such a degree that compliance was impossible.

The Tribunal further noted that given the serious consequences for the Applicant, the quality of evidence against him to support disciplinary action must be clear, convincing, and cogent. The Tribunal found that the evidence against the Applicant met this standard.

The request for hearing was therefore dismissed.

Cases cited: Singh v. Ontario (Superintendent Financial Services), 2013 ONFST 4 (CanLII)

Combined Dynamic Equity Investments Limited v. Ontario (Superintendent Financial Services), 2015 ONFST 19 (CanLII)

Lee of Ontario (Superintendent Financial Services), 2015 ONFST 36 (CanLII)

Platinum Financial Corporation v. Ontario (Superintendent Financial Services), 2014 ONFST 5 (CanLII)

Law Society of Upper Canada v. Neinstein, 2007 CanLII 8001 (ON SCDC)

Case name/nom du dossier : Denis Blake c. Surintendant des services financiers

Type/type : Courtier en hypothèques

Decision date/date de la décision : 2 décembre 2016

Tribunal/tribunal : TSF/FST

Français

Denis Blake c. Surintendant des services financiers

No de dossier du TSF : M0702-2016

Date de la décision : 2 décembre 2016

Membres du comité d'audition : Bethune Whiston (présidente)

Parties : Denis Blake; le surintendant des services financiers

OBJET : COMPÉTENCE DU TRIBUNAL/DEMANDE D’AUDIENCE TARDIVE

Résumé

Le requérant était un courtier en hypothèques titulaire d’un permis en vertu de la Loi de 2006 sur les maisons de courtage d’hypothèques, les prêteurs hypothécaires et les administrateurs d’hypothèques. Le 14 juillet 2016, le surintendant a émis, à l’attention du requérant, un avis d’intention de refuser le renouvellement du permis du requérant et de lui imposer une pénalité administrative. L’avis d’intention a été envoyé au requérant par courrier régulier et par courrier recommandé.

La copie de l’Avis d’intention envoyée par courrier recommandé a été retournée à l’expéditeur avec l’inscription « non réclamé », mais la copie envoyée par courrier régulier n’a pas été retournée.

Le requérant a demandé une audience le 18 août 2016 seulement. Pour expliquer son retard, le requérant a indiqué qu’il avait été chassé de son logement par son créancier hypothécaire à la fin juin 2016 et qu’il n’avait reçu l’avis d’intention que peu de temps avant de déposer la demande d’audience.

Le surintendant n’a pas refusé la demande d’audience tardive.

Le Tribunal a déclaré qu’il n’avait pas compétence pour tenir une audience. Le requérant était tenu d’informer le surintendant de son changement d’adresse. Au 19 septembre 2016, l’adresse qui figure dans les dossiers du surintendant n’avait pas encore été changée. Les titulaires de permis doivent respecter l’exigence de tenir le surintendant au courant de leur adresse courante, de sorte que la loi puisse être correctement appliquée et que l’intérêt du public puisse être protégé. Cette exigence s’applique également pendant des périodes de difficultés personnelles, sauf s’il peut être prouvé que le titulaire d’un permis était dans un tel état d’incapacité qu’il lui était impossible de se conformer à l’exigence.

Le Tribunal a également relevé qu’étant donné les conséquences graves pour le requérant, les preuves contre lui, à l’appui de la prise de mesures disciplinaires, doivent être claires, convaincantes et puissantes. Le Tribunal a conclu que les preuves contre le Requérant remplissaient ces conditions.

En conséquence, la demande d’audience a été rejetée.

Jurisprudence citée : Singh c. Ontario (Superintendent Financial Services), 2013 ONFST 4 (CanLII)

Combined Dynamic Equity Investments Limited c. Ontario (Superintendent Financial Services), 2015 ONFST 19 (CanLII)

Lee of Ontario (Superintendent Financial Services), 2015 ONFST 36 (CanLII)

Platinum Financial Corporation c. Ontario (Superintendent Financial Services), 2014 ONFST 5 (CanLII)

Law Society of Upper Canada c. Neinstein, 2007 CanLII 8001 (ON SCDC)